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DES BASES SOLIDES
PAR CHRIS CANDER
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LE PROFESSIONNEL IFBB MARK DUGDALE PRIVILÉGIE SA FAMILLE ET SA CARRIÈRE,
MAIS IL TROUVE LE TEMPS DE TRAVAILLER SES JAMBES DE FAÇON INTENSE
AU TÉLÉPHONE, MARK DUGDALE paraît fatigué. “J’étais
en plein jardinage,” explique-t-il. “Je suis de la vieille école.
Je refuse toujours de payer quelqu’un pour s’occuper de mon jardin.
C’est ma propriété, ma responsabilité.”
Ce genre de comportement résume assez bien l’ensemble de la vie
de Mark. “Mes méthodes d’entraînement ou ma conception
d’une vie équilibrée sont atypiques,” fait-il remarquer. “J’en
connais beaucoup qui se contentent de manger, dormir et s’entraîner,
mais peu qui ont une femme, trois enfants de moins de six ans et qui gèrent
leur entreprise à plein temps.”
Depuis sa première victoire en 1993, le bodybuilding tient une grande
place dans la vie si occupée de Mark; son parcours a été couronné par
la reconnaissance suprême aux championnats USA NPC en 2004. “C’est
uniquement une question de patience et d’investissement personnel,” explique-t-il. “La
seule manière de prendre de la masse, c’est de s’alimenter
correctement et de s’entraîner dur.” Si jamais le passé permet
d’augurer de l’avenir, il est certain que cet athlète est
bien parti pour faire admirer son physique de 1,68 m sur la prestigieuse scène
d’Olympia. “Je participerai aux concours 2006 dans l’unique
objectif de me qualifier pour Olympia. Je ne vais pas affirmer que je compte,
dès maintenant, remporter la victoire; je dois déjà arriver
jusque là. À chaque jour suffit sa peine.”
Une journée typique dans l’emploi du temps de ce professionnel IFBB
de 30 ans commence avant l’aube. “J’effectue 30 minutes de
cardio dans mon garage, puis je prépare le petit déjeuner pour
toute la famille pendant que [ma femme] Christina lève les filles. J’emballe
les cinq repas que j’emporte avec moi au travail, je prends une douche,
je m’habille et je file au bureau. Après une journée bien
remplie, je vais chercher ma famille et nous nous rendons tous à la salle
de musculation. Nous arrivons à 18h; à 19 h15, la séance
est finie. Ensuite, nous dînons tous ensemble, traînons un peu, puis à 21
h au plus tard, les enfants sont au lit. En général, on est lessivés
et on les suit de peu.”
Si ses liens avec sa femme ne se relâchent pas, c’est en partie parce
que le couple s’entraîne ensemble. “Pendant très longtemps,
Christina est restée mon unique partenaire d’entraînement,” raconte
Mark. “Nous partageons la même philosophie de la musculation, ce
qui lui réussit aussi bien qu’à moi.” À présent,
il travaille avec son ami proche Seth MacGillivray, qui est mieux à même
de l’assister quand Mark augmente ses charges.
Il ne fait cependant pas partie de ces frimeurs qui empilent deux douzaines
de disques sur la presse à cuisses en grognant pour être sûrs
que tout le monde les regarde, tout ça pour arracher quelques reps de
cinq centimètres d’amplitude à peine. Mark ne plaisante
avec la technique et se moque pas mal des spectateurs.
Il paraît incongru de s’entraîner 75 minutes par jour, quatre
fois par semaine. “Je n’ai pas le temps d’en faire plus!” déclare-t-il
en riant. “Franchement, je pense que beaucoup de gens se surentraînent.
Du moment que l’on travaille à haute intensité, on peut stimuler
la croissance musculaire en se contentant de quelques séries avec une
charge lourde. J’effectue trois à quatre exercices par groupe musculaire.
Je modifie mes séances chaque semaine, mais toujours en conservant des
charges lourdes. On doit sans arrêt défier son corps si l’on
veut provoquer une réponse adaptative suffisante. On ne peut pas suivre éternellement
le même programme. Il faut changer. De légères variations
chaque semaine suffiront à éviter la stagnation.”
En période de précompétition, Mark trouve le temps d’effectuer
davantage de cardio — jusqu’à sept séances par semaine — ce
qui, en plus du régime, aboutit à une perte de 14 kg. “Je
suis fermement convaincu que le stepper représente la meilleure forme
de cardio. Rien ne met mes jambes en meilleure condition. Certains pensent que
cet appareil atrophie les muscles, mais mes jambes ne maigrissent pas — elles
se raffermissent.”
PRODUITS FRAIS
En 2000, Mark est devenu co-propriétaire de l’entreprise Garden
Fresh Foods fondée par son père en 1987: les employés préparent,
lavent et emballent des produits frais à destination des entreprises alimentaires
de la région du Puget Sound. “Mon père avait atteint l’âge
de la retraite et il ne me restait plus que six mois avant d’obtenir mon
diplôme de la Washington Business School. C’était une occasion
que je ne pouvais pas laisser passer.”
À
vivre ainsi entouré de produits frais, il est plus facile pour Mark de
ne pas faire d’écarts de régime; il absorbe entre 2 400 et
2 600 calories par jour en période de compétition et de 3 500 à 4
000 à la hors-saison. “Christina m’aide beaucoup à organiser
mes sept repas quotidiens. En période de précompétition,
je consomme exclusivement de la nourriture maison plus, éventuellement,
un shake protéiné par jour.”
La maison, la famille, la carrière — la vie de Mark est discrète
et privilégie le fond plutôt que la forme. “Je m’efforce
simplement d’être un exemple, mais sans passer par les mots,” explique-t-il. “Ma
foi est d’ordre personnel. Je ne cherche pas à ce que les gens deviennent
fans de Jésus. Je veux que l’on me considère comme un bodybuilder à condition
que cela représente une source d’inspiration. Je veux que l’on
se dise: ‘Lui et sa femme ne sont pas comme tout le monde. Ce couple et
leurs enfants sont extraordinaires.’ J’en rends grâce à Dieu.”
À TOUTES JAMBES
1 L’amplitude compte. À la presse à cuisses, on réglera
le siège de manière à se trouver dans la bonne position.
Je vois des personnes qui remontent tellement le dossier que l’amplitude
de mouvement est de cinq centimètres, mais il ne doit pas non plus être
trop bas, sinon on glisse du siège. En position basse, les jambes formeront
un angle de 90° et pour les tendre, on utilisera la force des cuisses uniquement,
sans donner d’impulsion.
2 Aller de l’avant. Pour les fentes en déplacement, ne faites
pas des pauses trop longues entre chaque pas.Tout est question de contrôle.
Les enjambées seront grandes et bien contrôlées.
3 Assistance. On aura toujours recours à un partenaire d’entraînement
afin d’éviter les blessures. Personnellement, je me mets la pression
en chargeant tellement la barre pour le squat que le simple fait de passer
dessous pour faire ma série me rend nerveux. Un bon partenaire vous
aidera au départ de la rep, mais vous laissera ensuite vous débrouiller
tout seul jusqu’à ce que vous l’appeliez au secours.
4 Quelques précautions. On veillera à être bien reposé,
bien alimenté et suffisamment échauffé avant les séances à haute
intensité. En ce qui concerne les jambes – comme pour tous les
autres groupes musculaires – il faut avoir complètement récupéré de
la session précédente. C’est pourquoi je ne consacre pas
plus d’une séance hebdomadaire à chacun de mes groupes
musculaires. Enfin, on s’efforcera de dormir au moins huit heures par
nuit. Si je le pouvais, je m’offrirais une sieste tous les jours.
FENTE EN DÉPLACEMENT
Un haltère dans chaque main, faites un grand pas en avant, en posant
d’abord le talon au sol, puis la plante du pied. Fléchissez la
jambe avant de manière à ce que le genou arrière soit
presque en contact avec le sol. Contractez les fessiers, puis, en appuyant
fortement sur le talon avant, ramenez la jambe arrière. Enchaînez
aussitôt avec l’autre jambe. Cet exercice fait ressortir la séparation
ischios/fessiers.
SQUAT BARRE DEVANT À LA SMITH MACHINE
Les bras croisés au niveau des poignets, saisissez la barre avec les
mains en pronation. Les coudes sont relevés et dirigés vers l’avant.
Dégagez la barre des supports et descendez de manière contrôlée
jusqu’à ce que les cuisses soient à peu près parallèles
au sol. Marquez un temps d’arrêt, puis remontez de manière
explosive. Enchaînez la rep suivante. Explications de Mark: “Pour
le squat barre devant, les charges lourdes me semblent plus faciles à équilibrer à la
machine que les charges libres. Cela atténue également le stress
au niveau des lombaires et me permet de me concentrer totalement sur les muscles
ciblés.” Il effectue trois séries d’échauffement
avant ses deux séries effectives.
LEG EXTENSION
Le dos plaqué contre le dossier, engagez les chevilles sous les manchons.
Vérifiez le réglage de la machine afin de pouvoir contracter
et étirer le muscle complètement. Dépliez les genoux de
manière à ce que les jambes soient tendues, mais non verrouillées.
Après un temps d’arrêt, revenez en position de départ.
Enchaînez avec la rep suivante. Explications de Mark: “Je préfère
effectuer cet exercice en fin de séance car il permet une isolation
presque totale des quadriceps. On prendra la charge la plus lourde possible
et on effectuera les reps lentement et sans à-coups; on aura recours à un
partenaire d’entraînement afin d’exécuter 1 à 2
reps forcées à la fin de chaque série.”
PRESSE OBLIQUE
Mark aime effectuer cet exercice lorsque ses genoux sont totalement échauffés
et qu’il peut donc empiler un maximum de plaques. Installez-vous sur
l’appareil avec le dossier réglé de manière à permettre
une amplitude complète de mouvement sans que les fesses ne décollent
du siège. Dépliez le bassin et les genoux en poussant avec les
pieds et en veillant à ce que les talons restent collés à la
plateforme que vous descendrez jusqu’à ce que les genoux forment
un angle de 90°. Quand on approche de l’échec musculaire,
on peut placer les mains sur les genoux pour plus de sécurité.
M&F
Chris Cander est journaliste indépendant. Il habite Houston, U.S.A.
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