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DES DELTÖIDES MASSIFS
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DES DELTOÏDES
MASSIFS
VOUS VOULEZ DES ÉPAULES LARGES ET ÉPAISSES? ESSAYEZ LE PROGRAMME
DE DENNIS JAMES, PRO IFBB, POUR VOUS TAILLER UN BUSTE EN “V” PAR
DEAN BRIERLY
VOUS VOUS DITES PROBABLEMENT que quelqu’un qui est affublé du surnom
de “Dennis la menace” doit être un fauteur de troubles, une “grande
gueule,” le genre de gars qui énerve tout le monde. Toutefois, si
l’on parle de Dennis James, cette description ne convient pas du tout. “Humble,” “sympathique” et “décontracté” sont
des qualificatifs bien plus appropriés car, comme il le souligne lui-même: “dans
ce sport, ce n’est pas en parlant qu’on obtient des résultats.” Cette
observation est très juste: Dennis est un bodybuilder qui laisse son physique
parler pour lui et ce, avec de plus en plus d’éloquence et d’efficacité à chaque
concours qu’il dispute.
En fait, s’il cause des ravages autour de lui, les seuls victimes en sont
ses partenaires d’entraînement et ses rivaux en compétition.
Ce vainqueur des championnats USA 1998 s’est classé dans le top
10 au cours de trois concours Olympia récents, son meilleur score à ce
jour étant une 4e place obtenue en 2003. DJ fait partie de ces athlètes
qui représentent bel et bien une menace chaque fois qu’ils montent
sur scène, même s’il ne dispose pas de l’atout supplémentaire
que lui garantirait une routine de poses bien préparée et destinée à faire
valoir son physique. Cela revient à acheter une Aston Martin DB5 et à oublier
de la briquer. Dennis a juré d’appliquer cette couche de brillant à sa “carrosserie” en
2004.
“Cette année, je serai tout à fait différent sur scène,” déclare-t-il.
[NDLR: au moment de mettre sous presse, nous étions à plus d’un
mois du concours Olympia.] “Je n’ai jamais répété une
seule routine de posing. L’an dernier, à Olympia, Samir Bannout
m’a dit que j’avais un physique génial, mais qu’il y
avait de nombreuses poses que je devrais exécuter pour le mettre en valeur.
Cette année, je vais m’entraîner avec lui pour choisir des
thèmes musicaux et des poses, et combiner le tout dans un enchaînement
qui va vraiment donner vie à mes muscles. Au concours Olympia, on va voir
un Dennis James bien plus agressif et bien plus confiant.”
Ronnie, tu as entendu ça?
LE SOUCI DU DÉTAIL
Outre une nouvelle routine améliorée, “La menace” prévoit
d’affiner encore plus le physique déjà monstrueusement massif
qu’il avait affiché l’an dernier. Ses épaules, ses
bras et ses pectoraux sont maintenant considérés comme étant
aussi bons que ceux des meilleurs athlètes du sport de la fonte, et il
s’est donné beaucoup de mal pour amener son dos et ses quadriceps
au même niveau. Aujourd’hui, Dennis en est à un stade de sa
carrière où il ne cherche plus à gagner davantage de volume:
avec un poids de compétition de 118 kg, il est assez musclé pour
affronter les brutes les plus hypertrophiées du “body.” Les
conseils de Charles Glass, entraîneur par excellence, lui ont permis de
mieux modeler sa condition physique pour ses dernières compétitions.
Outre que Glass sait vraiment motiver les athlètes dont il s’occupe,
il a un réel talent pour transformer des exercices standard en mouvements
extrêmement productifs. “Charles crée des angles différents
dans les exercices aux machines,” explique Dennis. “Par exemple,
il ajoute une cale placée selon un certain angle dans le but d’activer
des muscles qui, autrement, seraient peut-être négligés.
Avec lui, quand on termine la séance, on a toujours mal partout.”
Toutes ces préparations portent leurs fruits puisque de nombreux observateurs
ont désormais ajouté le nom de Dennis au petit groupe de pros (Jay
Cutler, Günter Schlierkamp, Dexter Jackson) considérés comme
successeurs valables de Ronnie, le détenteur actuel du titre Olympia.
Dennis, quant à lui, est satisfait de ses chances.
“Je pense que n’importe quel athlète dans le top 6 peut gagner:
tout
se résume à être en super forme le jour du concours. Aurait-on
pensé que Jay puisse s’adjuger le titre en 2003? Non. Pourtant,
il avait la forme, contrairement au reste du plateau, et il a failli être
vainqueur. Je pense donc que ça peut aussi m’arriver; si je n’en étais
pas convaincu, je ne m’entraînerais pas comme un forcené.”
Cette dernière phrase est le seul signe “d’agression verbale” manifestée
par Dennis lors de notre
entretien. Le fait de vivre en Thaïlande l’aide à garder les
pieds sur terre: ayant quitté l’Allemagne, pays où il est
né, il habite maintenant à Pattaya depuis 14 ans. Cela peut sembler
bien loin du monde turbulent du bodybuilding, mais Dennis ne se voit pas vivre
ailleurs. Le climat, les îles, les habitants et le mode de vie lui conviennent.
D’ailleurs, c’est là qu’il a rencontré Ratikan “Sin” Chuaytong,
devenue son épouse et avec qui il a eu une fille, Anna.
“Une fois que j’ai fini de concourir aux États-Unis, je reviens
ici,
j’aime ma vie de famille,” déclare-t-il. “Je ne suis
pas Dennis, le gros méchant. Je ne prête aucune attention aux ragots
et aux âneries qui circulent dans le body. Les gens disent des choses quand
ils sont furieux et ils le regrettent après. Si on a vraiment quelque
chose à dire, il faut laisser parler son physique. Si on passe son temps, à affirmer “je
vais gagner ceci, je vais gagner cela,” et qu’on ne décroche
pas le moindre titre, c’est qu’on a un problème! C’est
pour cela que j’aime être en Thaïlande: je suis indépendant,
je m’entraîne, je m’occupe de mes affaires. Ensuite, quand
je monte sur la scène d’Olympia, je montre à tous que je
ne me suis pas tourné les pouces.”
UN “CULTO” QUI FAIT DES ÉMULES
Le bodybuilding n’avait guère marqué la conscience nationale
thaïlandaise quand Dennis s’est installé dans ce pays. Cependant,
au cours des quelques dernières années, ce sport est devenu très
populaire grâce, en partie, à la renommée de DJ et de ses
démonstrations à l’occasion de concours locaux. Aujourd’hui,
les bodybuilders de ce pays se défendent très honorablement dans
des compétitions importantes comme les championnats du monde et les Jeux
d’asie.
Cela dit, Dennis a encore du mal à trouver des partenaires d’entraînement
thaïlandais capables de le suivre. “Je m’entraîne tellement
dur que je les anéantis,” explique-t-il. Pour rester motivé,
il regarde des vidéos des meilleurs bodybuilders et il téléphone
souvent à Glass afin qu’il l’aide à peaufiner sa préparation.
Normalement, il se rend aux USA deux mois avant le concours Olympia pour s’entraîner
avec Glass; cette année, il est arrivé encore plus tôt pour
travailler son posing. Il a prévu de consacrer au moins une heure par
jour à l’exécution des poses dans le but de faire ressortir
encore plus sa définition musculaire et de présenter son physique
sous son jour le plus favorable.
À
35 ans, Dennis semble avoir trouvé son rythme de croisière en compétition
et il n’a nullement l’intention de raccrocher. Dans sa quête
du prix suprême du bodybuilding, il va continuer d’enfiler son minuscule
maillot de posing, d’huiler son physique titanesque et de prendre des poses
impressionnantes devant des fans déchaînés.
“Tant que je serai capable de m’améliorer, je continuerai
de concourir,” déclare-t-il. “Si
je m’aperçois que je régresse, je saurai qu’il est
temps que je prenne ma retraite. Quand j’ai commencé à m’entraîner,
mon objectif était simplement d’être présent à Olympia.
Puis, ça a été de représenter une menace, d’inquiéter
tous mes adversaires. Mon prochain objectif est de figurer parmi les trois finalistes.
Et, bien sûr, mon objectif ultime est de gagner le concours Olympia: voilà ma
mission à présent.” M&F
Dean Brierly collabore régulièrement à M&F et à FLEX.
Il a écrit également pour des publications dans d’autres
domaines que la santé et le fitness.
DES ÉPAULES DE COLOSSE
PAR DENNIS JAMES
1. Ne laissez jamais tomber la charge lors de la phase négative. Au contraire,
il faut toujours freiner la descente, quel que soit le groupe musculaire que
l’on exerce — et les épaules en particulier!
2. Il est toujours bon d’intégrer des exercices aux poulies dans
votre séance d’épaules. Essayez de regrouper en superset
un exercice pour la masse (comme le développé) et un mouvement
aux poulies (comme les élévations latérales ou frontales)
afin de bien engorger les muscles de sang.
3. La cadence des reps doit rester modérée. Pour éviter
la blessure, je suis d’avis qu’il faut exécuter les mouvements
posément. Ce n’est pas toujours la charge qui est responsable des
accidents musculaires, c’est plutôt la vitesse d’exécution.
Quand on procède lentement, on peut rectifier légèrement
la technique si on n’arrive pas à faire l’exercice correctement.
Par contre, si l’on va trop vite, on n’a pas le temps de sentir ce
qu’il faut corriger.
4. Entre les séries, la pause doit durer juste le temps de permettre à la
respiration de revenir à la normale. Si cette pause est trop longue, le
rythme cardiaque ne restera pas assez élevé; si elle est trop courte,
on n’aura pas assez de force pour les séries suivantes.
5. Échauffez vos épaules correctement, parce qu’en cas de
blessure des deltoïdes, vous ne pourrez travailler ni les pectoraux ni d’autres
muscles du buste. Tenez un disque de 2 kg dans chaque main et balancez les bras
de façon contrôlée pour décontracter les épaules
avant de passer à l’entraînement lourd. Si, comme moi, vous
commencez par le développé, effectuez une ou deux séries
sans charge pour bien échauffer les muscles.
6. Efforcez-vous de marquer un temps d’arrêt dans la position haute
des exercices d’isolation (comme les élévations latérales
et frontales) et de contracter les muscles énergiquement. On s’enlise
facilement dans la routine si on se contente de lever les charges et de les abaisser
sans s’arrêter.
7. Pour ne pas surentraîner vos épaules, évitez de prendre
trop lourd. Par ailleurs, ne faites pas plus de 12 séries par séance.
Si vous choisissez quatre exercices, faites trois séries de chaque; si
vous n’en choisissez que trois, faites quatre séries de chaque.
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